Gødrønbørd : la vraie histoire
Gødrønbørd fête aujourd’hui son premier anniversaire. L’heure est venue pour moi de vous dire la vérité sur les raisons de l’existence de ce projet.

Approximation visuelle de la scène. (Photo : Thomas Andersen, licence CC-BY-SA 2.5)
(En grand format ici.)
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Gødrønbørd vit sous la menace.
C’est fin mars 2011 que tout a commencé. En Norvège, c’est une saison magnifique. Les températures sont encore fraîches, mais supportables. Il n’y a presque pas de touristes. Les jours qui s’allongent et l’approche du printemps mettent de la joie dans l’air.
Désœuvré, dans l’attente d’une reconversion professionnelle, je me trouvais à Oslo depuis quelques jours. Las de la ville, je pris le train vers le nord, en direction de Myrdal. C’est là que la ligne de Bergen rejoint celle de Flåm. 20 kilomètres de paysages à couper le souffle jusqu’au terminal, au bord de l’Aurlandsfjord. Je pris une chambre à proximité de la gare, pour la quitter aussitôt.
Car, dans ces paysages sauvages, comment résister à l’appel de la nature ? Je fis provision de viande séchée, de flatbrød et d’aquavit, et me mis en route à pied, au bord de l’eau, vers Undredal. Deux heures de marche plus tard, fourbu, je m’adossai à un arbre pour reprendre quelques forces.
Peut-être avais-je abusé de l’aquavit, cette eau-de-vie délicatement parfumée au carvi.
Peut-être pas.
Toujours est-il qu’un coup de tonnerre retentit.
J’étais aveuglé par une lumière blanche.
Mes yeux s’adaptèrent peu à peu.
Du halo émergeait une figure écrasante : Odin.
D’une voix caverneuse, me menaçant de sa lance, il me dit : “Moi, Odin, dieu du savoir, de la guerre et de la mort, mais aussi de la magie, de la poésie, des prophéties, de la guerre et de la chasse, j’ai une mission à te confier. Moi, Odin, dieu de la guerre, de la chasse et de la poésie, mais aussi de la guerre, de la chasse et des prophéties, te charge d’aller par monts et par vaux. Tu devras mettre à rude épreuve les ligaments croisés et les cervicales de tes contemporains par tous les moyens que tu jugeras utiles. Tu officieras sous le nom de Gødrønbørd.”
Et il ajouta : “Si tu ne remplis pas ta mission, c’est moi qui casserai tes ligaments croisés et tes cervicales.”
Alors, forcément, ça calme un peu. Mais on s’adapte. C’est pourquoi Gødrønbørd est un projet qui tente d’allier gros beats electro et guitares grasses afin de ne pas faillir à sa tâche.

